Quand Miette riait, renversant la tête en arrière et la penchant mollement sur son épaule droite, elle ressemblait à la Bacchante antique, avec sa gorge gonflée de gaieté sonore, ses joues arrondies comme celles d’un enfant, ses larges dents blanches, ses torsades de cheveux crépus que les éclats de sa joie agitaient sur sa nuque, ainsi qu’une couronne de pampres.— (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 16-17)
Des coteaux d’Arbois, de Poligny et de Salins, descendait, chaque automne, avec les cuves pleines, le beau vin couleur peau d’oignon, jailli des grappes de poulsard, et les vignerons à rouge trogne bénissaient le Seigneur dont le bon soleil gorgeait de vie les pampres vigoureux et emplissait leurs futailles.— (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
[…] on ne voit point, à travers une enfilade d’arcs sombres où s’entrelacent le pampre, le lierre et l’églantine, resplendir au loin les lignes immuables des montagnes, qui se découpent sur le ciel argenté.— (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1925, page 254)
Avec le pampre de la vigne Un bout de cotillon lui fis Mais la belle était si petite Qu’une seule feuille a suffi.— (Georges BrassensDans l’eau de la claire fontaine, sur l’album Le temps ne fait rien à l’affaire, 1961)
Une fort belle grille, agrémentée d’une décoration dix-huitième de pampre et de raisin, protégeait les carreaux.— (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
Bien acagnardé contre le zinc à pampres de son estaminet de prédilection, Antonin lantiponait à foison parmi des norias de pieds nickelés en mouillage. Il retrouvait en ces lieux surchauffés des gens de toutes conditions, de toutes extractions […].— (Patrice Delbourg, Faire Charlemagne, Éditions du Cherche Midi, 2016)