Quelle que soit notre conception de la justice et de la réponse pénale à la violence routière, élargissons notre regard : notre système de déplacement est violent. En moins d’un siècle, la construction d’un système centré autour de l’automobile aura causé bien des dégâts. Dégâts sur le plan climatique : le secteur des transports – et l’usage de la voiture individuelle y est central – représente plus d’un tiers de nos émissions annuelles, et elles ne décroissent pas.
Dégâts environnementaux en général : l’aménagement du territoire automobilo-centré a dévasté des paysages, artificialisé massivement nos sols fertiles, etc. Dégâts sociaux : être exclus de l’accès à l’automobile, hors des centres urbains, plonge des centaines de milliers de personnes dans la précarité ou l’isolement.
L’hégémonie automobile a également normalisé la violence dans l’espace public. À tel point que nous ne la voyons pas. Il faut un petit changement de vie pour que la réalité nous apparaisse enfin. La boule permanente au ventre que son enfant soit renversé. Se mettre au vélo et constater le déséquilibre massif dans l’allocation de la voirie. Ou un événement tel que celui qui a tué Paul.
Dégâts environnementaux en général : l’aménagement du territoire automobilo-centré a dévasté des paysages, artificialisé massivement nos sols fertiles, etc. Dégâts sociaux : être exclus de l’accès à l’automobile, hors des centres urbains, plonge des centaines de milliers de personnes dans la précarité ou l’isolement.
L’hégémonie automobile a également normalisé la violence dans l’espace public. À tel point que nous ne la voyons pas. Il faut un petit changement de vie pour que la réalité nous apparaisse enfin. La boule permanente au ventre que son enfant soit renversé. Se mettre au vélo et constater le déséquilibre massif dans l’allocation de la voirie. Ou un événement tel que celui qui a tué Paul.
Source : La Croix