INRAE, l'extraordinaire quotidien

Ils et elles plongent, grimpent, soignent... Travailler à INRAE c'est parfois extraordinaire ! Découvrez en vidéos leur quotidien.

Mylène, gardienne des glaces

Être glaciologue, c’est observer, comprendre et surtout transmettre

Plusieurs fois par an, Mylène monte à plus de 3 000 m d’altitude observer le glacier Blanc, à ski en hiver, en chaussant les crampons en été. Une fois là-haut, une de ses missions est de poser des balises qui permettront de mesurer l’épaisseur du manteau neigeux ainsi que la fonte du glacier. À chaque visite, le constat est le même, le glacier bouge : les balises ont avancé de plusieurs mètres et ressortent un peu plus chaque année. Le glacier Blanc fond et avance. Mylène, glaciologue et cartographe à l’’institut des géosciences de l’environnement de Grenoble, observe, mesure et analyse les données récoltées pour ensuite créer des outils topographiques, participer à enrichir des bases de données internationales ou encore créer et analyser des cartes sur les risques d’avalanches.

Rémi, l'agri-scientifique

 

Chaque année est différente, rythmée par les saisons, la météo et les besoins des animaux et des cultures

 

Rémi s'occupe des vaches, des moutons, et de leurs pâtures. Agriculteur ? Pas tout à fait... il travaille bien dans une ferme mais "expérimentale" pour tester des pratiques agricoles innovantes que d'autres agriculteurs ne pourraient pas envisager notamment en raison des risques financiers. Au quotidien, tel un agriculteur, Rémi soigne les animaux, s'occupe de leur alimentation et récolte les fourrages... mais il mesure aussi la hauteur de l'herbe, prélève des échantillons de luzerne et collecte de nombreuses données en lien avec les pratiques testées, tel un scientifique. Alors oui, on peut le dire,  Rémi est un agri-scientifique ! Technicien en expérimentation végétale à Mirecourt, Rémi Lavé, par son travail, œuvre pour une agriculture plus durable.

Céline, la sentinelle des rivières

« Étudier les aloses, c’est comme une enquête, il faut donner de soi pour trouver des indices. »

Céline passe de longues journées sur le barrage de Pontoise. Hydroécologue à l’unité HYCAR  du centre INRAE Jouy-en-Josas Antony, Céline Le Pichon étudie les grandes aloses, des poissons migrateurs qui entreprennent un long périple depuis l’océan pour aller se reproduire en rivière. Tout est fait pour les aider à atteindre leur but : des itinéraires bis leur sont proposés tels que des passes à poissons ou éclusées (passage pour les poissons dans l’écluse). Que préfèrent-ils, comment les franchissent-t-ils ? Céline mène l'enquête.  Et peu à peu, les grande aloses recolonisent la Seine. 

Vincent, le gardien des profondeurs

« En hiver, l’eau est à 8 degrés, mais il faut y aller quand même ! »

Vincent plonge dans les lacs. Ingénieur de recherche à INRAE, Vincent Bertrin étudie les relations entre les plantes et leur environnement sur le long terme pour comprendre leur fonctionnement, aider à leur gestion et leur protection face au changement climatique. Pour cela il mouille la combinaison et explore les profondeurs du lac de Lacanau pour étudier ses écosystèmes. Avec ses collègues de lunité EABX à Bordeaux,  il plonge entre 20 et 30 fois par an dans ce lac pour observer des macrophytes, toutes les plantes aquatiques visibles à l’œil nu et qui sont utiles comme bio-indicateurs de la santé des lacs. 

Léa, l’éco-équilibriste

« On a beaucoup de choses à apprendre de ces incroyables êtres vivants. »

Léa grimpe dans les arbres.  Pas pour y construire des cabanes mais pour effectuer des mesures mensuelles en hauteur et dans des postures parfois complexes pour atteindre l’extrémité des branches à 10-15 mètres du sol. Léa Veuillen, en postdoctorat à l'unité RECOVER à Aix en Provence analyse  toutes les données récoltées pour mieux comprendre le fonctionnement des arbres. Ses travaux alimentent des recommandations pratiques pour adapter les forêts au changement climatique, comme diversifier les espèces ou réduire la densité des arbres.